Préparation des états généraux
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Préparation des états généraux
Nous sommes le 20e de décembre, demain, les états généraux vont s’ouvrir à Mérillac ; toute la cour était en ébullition, les valets couraient et s’empressaient de fignoler les derniers aménagements de la salle des comptes. L’immense pièce, qui servait pour réunir la chambre des comptes avait été entièrement remise à neuf. Les peintures étaient encore fraiches, et le roi avait ordonné, afin de donner plus de lumière à la pièce de percer le plafond, afin d’installer une verrière. Mais, il fallait bien l’avouer, si la pièce était en si grand chantier depuis presque plus de six mois, ce n’était pas à cause des états généraux, car en effet, cela ne faisait pas depuis si longtemps que le roi avait décidé de les réunir ; non, la véritable raison, c’était que le roi comptait y accueillir, par la suite, ses lits de justice, et les pairs de Morvan.
La pièce était sublime, le trône fait d’or et orné de damas rouge surmonté des armoiries royales, dominait toute l’assemblée. La salle était rectangulaire et constituée d’une enfilade de colonnes, qui donnait à l’ensemble un style très dombain, et fort régulier. La pièce était vide à cette heure, mais demain, elle s’emplirait de monde, gentilshommes, ecclésiastiques, ou simples sujets. Tout était parfaitement ordonné, à la droite du roi, le clergé, à la droite du monarque, la noblesse, et en face le tiers. A côté du roi, sur l’estrade, la famille royale et les douze princes dombains – entre autres, messieurs de Vitry et de La Tour. En bas de l’estrade, près du roi, le chancelier de Morvan, le duc de Montmort, devrait, assisté en cela par un nombre important d’huissiers, veiller à ce que chaque intervention de messieurs les députés soient transcrites sur les feuilles qui s’amassaient sur la table.
La cérémonie était parfaitement réglée, et le roi, soucieux d’éviter quelques éventuels remous, avait fait masser le régiment Royal Opale à la sortie de la ville, afin que Mérillac soit coupée de la capitale.
La pièce était sublime, le trône fait d’or et orné de damas rouge surmonté des armoiries royales, dominait toute l’assemblée. La salle était rectangulaire et constituée d’une enfilade de colonnes, qui donnait à l’ensemble un style très dombain, et fort régulier. La pièce était vide à cette heure, mais demain, elle s’emplirait de monde, gentilshommes, ecclésiastiques, ou simples sujets. Tout était parfaitement ordonné, à la droite du roi, le clergé, à la droite du monarque, la noblesse, et en face le tiers. A côté du roi, sur l’estrade, la famille royale et les douze princes dombains – entre autres, messieurs de Vitry et de La Tour. En bas de l’estrade, près du roi, le chancelier de Morvan, le duc de Montmort, devrait, assisté en cela par un nombre important d’huissiers, veiller à ce que chaque intervention de messieurs les députés soient transcrites sur les feuilles qui s’amassaient sur la table.
La cérémonie était parfaitement réglée, et le roi, soucieux d’éviter quelques éventuels remous, avait fait masser le régiment Royal Opale à la sortie de la ville, afin que Mérillac soit coupée de la capitale.

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Re: Préparation des états généraux
Déjà les députés se bousculaient, partout, hommes du tiers, de Dieu, ou bien aristocrates, avec leurs domestiques, voitures, et bagages aussi. Si cette masse d’individus était pour le moment assez brouillon, d’ici une petite heure, lorsque le levé du roi touchera à sa fin, chaque homme devra prendre sa place pour la traditionnelle procession jusqu’au palais. En tête de cortège, le haut clergé, venait à sa suite la haute noblesse, puis le bas clergé, qui venait juste avant la petite noblesse de province, pour enfin laisser place aux membres du tiers.
Les codes vestimentaires étaient très stricts, aucun débordement ne serait toléré. Les hommes de Dieu avec leur habit d’apparat, les dignitaires eux aussi étaient flanqués de leur habit d’apparat. Les aristocrates devaient paraître avec un costume noir, paré d’or et chapeau à plume en tête. Les gens du tiers état devaient eux être vêtu d’un sobre habit noir.
Les codes vestimentaires étaient très stricts, aucun débordement ne serait toléré. Les hommes de Dieu avec leur habit d’apparat, les dignitaires eux aussi étaient flanqués de leur habit d’apparat. Les aristocrates devaient paraître avec un costume noir, paré d’or et chapeau à plume en tête. Les gens du tiers état devaient eux être vêtu d’un sobre habit noir.

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États généraux
Le cortège arriva à Mérillac autour de dix heures. En tête, le nouveau catholice des Autricums, jules de Rovérée, paré son splendide habit d’apparat, rouge écarlate, brodé d’or, il tenait dans sa main droite, l’un des plus beaux joyaux de l’Église catharodoxe : la croix à double traverse de Saint Aimé. Après lui, venaient les autres grands ecclésiastiques du royaume, princeps, notamment Pierre de Malmore, ou Henri de Balloyre, respectivement évêque-comte de Médicée et archevêque-duc de Caylus. A la suite des clercs, messieurs les grands dignitaires, grands officiers, ou officiers de la couronne, en tête desquels on trouvait le grand maître de Morvan, Georges d’Alibert ; il y avait aussi monsieur le prince de Vitry, monsieur le prince de Raucourt, le récemment nommé duc de Pompadour. Le duc de Montmort aussi était dans le cortège, dans son habit d’or, coiffé du mortier de chancelier de Morvan. Il y en avait bien d’autres encore, le grand écuyer, le grand prévôt, les capitaines des gardes, etc. … Les ministres faisaient suite à la haute noblesse, mademoiselle de Bourgillac se fit remarquer par sa naturelle beauté, le roi l’avait en effet autorisé à ne pas porter de rode noire…
Après les privilégiés, le tiers, dans lequel se trouvait monsieur Lizieux, qui avait insisté pour ne pas être aux côté des ministres, mais du bon peuple. Et il brillait parmi eux, parmi toute la bonne bourgeoisie morvandoise, qui venait, pour certains pour la première fois dans l’un des plus beau palais de l’Archipel. Leur étonnement était visible. En effet, le palais, qui avait subi des dégradations pendant l’occupation locquetienne, avait été entièrement, et magnifiquement bien rénové. Monsieur Fronsac ne manqua pas, lui aussi, de se faire remarquer.
Le cortège avançait, jusqu’à arriver devant à la grille des colonnades, les deux gardes ouvrirent la grille, le cortège entra. Le roi était alors à la messe. Et comme le voulait la tradition, le grand maître de Morvan se détacha du cortège, et dit à la foule des députés :
- Messieurs ! je vais chercher le roi notre maître, afin qu’il puisse vous ouvrir les portes qui mènent à notre avenir.
Métaphore quelque peu simpliste, mais comme toutes les traditions en Morvan, intouchable… Le roi arriva sur le balcon, et sans dire mot, il s’inclina devant la masse ; et alors, les députés s’inclinèrent plus encore que le monarque, afin de montrer leur profond respect. Les débutés, après un signe du roi, s’engouffrèrent dans le palais, afin d’arriver dans la salle des comptes.
Après les privilégiés, le tiers, dans lequel se trouvait monsieur Lizieux, qui avait insisté pour ne pas être aux côté des ministres, mais du bon peuple. Et il brillait parmi eux, parmi toute la bonne bourgeoisie morvandoise, qui venait, pour certains pour la première fois dans l’un des plus beau palais de l’Archipel. Leur étonnement était visible. En effet, le palais, qui avait subi des dégradations pendant l’occupation locquetienne, avait été entièrement, et magnifiquement bien rénové. Monsieur Fronsac ne manqua pas, lui aussi, de se faire remarquer.
Le cortège avançait, jusqu’à arriver devant à la grille des colonnades, les deux gardes ouvrirent la grille, le cortège entra. Le roi était alors à la messe. Et comme le voulait la tradition, le grand maître de Morvan se détacha du cortège, et dit à la foule des députés :
- Messieurs ! je vais chercher le roi notre maître, afin qu’il puisse vous ouvrir les portes qui mènent à notre avenir.
Métaphore quelque peu simpliste, mais comme toutes les traditions en Morvan, intouchable… Le roi arriva sur le balcon, et sans dire mot, il s’inclina devant la masse ; et alors, les députés s’inclinèrent plus encore que le monarque, afin de montrer leur profond respect. Les débutés, après un signe du roi, s’engouffrèrent dans le palais, afin d’arriver dans la salle des comptes.

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Retour sur la journée du 19e de février
19e de février, au matin
Publication d'une ordonnance convoquant le Parlement de Rouvray
Publication d'une ordonnance convoquant le Parlement de Rouvray
La situation devenait de plus en plus délicate au Palais de Mérillac et il apparaissait comme évident que les députés, et en particuliers ceux du Tiers qui ne se gênait pas pour le montrer, s'impatientait. Voilà deux semaines qu'ils étaient au palais, et voilà autant de temps qu'ils patientaient, le temps que le Maître des Cérémonies, Philippe de Vitry, daigne prononcer le discours d'ouverture les États généraux. Mais ce matin, les événements allaient se précipiter, et on allait passer tout près de la catastrophe. Déjà, la veille,une rumeur selon laquelle le Roi avait décidé de renvoyer les États généraux avaient agité quelques députés du Tiers, rapidement ramenés au calme, mais la publication d'une ordonnance, dans la matinée, convoquant le Parlement de Rouvray, alors même que les États généraux étaient réunis, allaient provoquer de terribles réactions. Cette ordonnance ne pouvait attendre et son urgence nécessitait qu'elle soit prise dans les plus brefs délais, afin de normaliser la situation de la Banque centrale de Morvan, dont les règles, séculaires, avaient cruellement besoin de modernisation pour faire face à l'ouverture croissante de nos frontières aux capitaux et à la croissances des échanges. C'est cette raison qui poussa le Roi, pour obtenir le plus rapidement l'adoption du projet de loi, à faire appel au Parlement de Rouvray mais procéder ainsi entraînerait nécessairement de fâcheuses conséquences. Il faut tout d'abord préciser que l'un des objectifs des États généraux était de mettre fin à l'injuste pourvoir des Parlements provinciaux, et on peut se demander si les préférer aux États généraux constitue vraiment une volonté d'en finir avec son pourvoir, pire encore cela lui offrait une nouvelle dynamique, que les parlementaires ne manqueraient pas d'attraper. Par ailleurs, convoquer le Parlement, alors même qu'une assemblée destinée à adopter les nouvelles lois utiles au Royaume dort, est de l'indélicatesse la plus grande et donna le sentiments aux députés que leur rôle était uniquement symbolique et que leur pouvoir était loin et serait loin d'être celui des Parlements, préférés pour enregistrer les lois dont le Morvan avait, au demeurant, besoin.
C'est en ce sens que l'on doit comprendre la réunion des députés du Tiers, dans l'après-midi, devant l'arrogance de la décision, scandalisés par cette convocation qui les court-circuite et les méprise, pour mettre au point une déclaration commune. Mais ils n'en eurent pas vraiment le temps car, face à l'affaire montante et le Roi apprenant cela, on décida alors en vitesse de prononcer le discours dans la soirée, voire dans la nuit, et de faire appel au Chancelier, à défaut du Maître des cérémonies. Les députés du Tiers-État, satisfaits de leur coup de force, et les autres ordres se dirigèrent donc vers la salle des comptes pour y écouter Augustin de Montmort.
Augustin de Montmort, habitué aux discours, en sa qualité de Chancelier, appréhendait tout de même de devoir s'exprimer, dans ce qui allait presque être une improvisation, devant la Nation toute entière, à tout le moins devant ceux qui la représentaient. Oubliant la fatigue que les événements de la journée lui avait causée, il prit une dernière inspiration et, à l'annonce de son nom par les huissiers, traversa la longue rangée qui le mena jusqu'à la tribune où il déclara, d'un ton grave et solennel :
L'assemblée répéta alors, et en fit trembler le palais, un Vive le Morvan ! Vive le Roi ! et le Chancelier, encore essoufflé, invita le Catholice des Aurtricums, en représentant du Clergé, à venir prendre la parole pour dégager les principales doléances de son Ordre et sa vision des actions à discuter.
19e de février, dans l'après-midi
Réunion officieuse de l'Ordre du Tiers-État
Réunion officieuse de l'Ordre du Tiers-État
C'est en ce sens que l'on doit comprendre la réunion des députés du Tiers, dans l'après-midi, devant l'arrogance de la décision, scandalisés par cette convocation qui les court-circuite et les méprise, pour mettre au point une déclaration commune. Mais ils n'en eurent pas vraiment le temps car, face à l'affaire montante et le Roi apprenant cela, on décida alors en vitesse de prononcer le discours dans la soirée, voire dans la nuit, et de faire appel au Chancelier, à défaut du Maître des cérémonies. Les députés du Tiers-État, satisfaits de leur coup de force, et les autres ordres se dirigèrent donc vers la salle des comptes pour y écouter Augustin de Montmort.
19e de février, au soir
Ouverture des États généraux

Ouverture des États généraux

Augustin de Montmort, habitué aux discours, en sa qualité de Chancelier, appréhendait tout de même de devoir s'exprimer, dans ce qui allait presque être une improvisation, devant la Nation toute entière, à tout le moins devant ceux qui la représentaient. Oubliant la fatigue que les événements de la journée lui avait causée, il prit une dernière inspiration et, à l'annonce de son nom par les huissiers, traversa la longue rangée qui le mena jusqu'à la tribune où il déclara, d'un ton grave et solennel :
Messieurs les représentants du Royaume de Morvan,
Voici venu le jour que le Roi attendait depuis longtemps et le voici entouré des représentants de son illustre Royaume. Cet événement n'est pas une première, mais je veux croire qu'il sera si exceptionnel qu'il rentrera durablement dans l'Histoire et je sens déjà souffler l'esprit de réformes et le début d'une réflexion collective porteuse de bienfaits pour le Morvan. Qu'on se retrace tout ce qu'a fait le Roi depuis son avènement au trône et l'on trouvera dans cet espace assez court une longue suite d'actions mémorables, dont la plus grande de toutes : celle qui nous réunit aujourd'hui, celle qui va nous permettre de mettre en commun nos discernements, pour faire du Morvan la nation la plus grande et la plus civilisée de toutes, pour donner aux sujets du Royaume le bonheur auquel tout homme aspire justement. En songeant à vous réunir, Messieurs, le Roi a décidé d'entendre les besoins de son peuple et c'est en cela qu'il a voulu connaitre ses plaintes. Les hommes instruits, dans toutes les sénéchaussées et de tous les Ordres, ont été invité à concourir par leurs lumières au grand ouvrage de la restauration projetée. De grandes questions se sont élevées, des intérêts se sont opposés, mais toujours ils seront discutés et ce, dans l'intérêt du peuple.
Si le Roi a eu l'infinie sagesse de convoquer cette assemblée, c'est pour réfléchir à la structure d'une administration plus efficace et, surtout, qui s'adapte à l'intégration de la Dombes au Morvan. Le défi qu'a lancé l'agrandissement du Royaume est insondable et il va de notre responsabilité que de donner à l'État la force d'administrer un vaste territoire et d'en effacer les injustices territoriales. Au nombre des objets qui doivent fixer votre attention sont les mesures à adopter pour améliorer notre justice et la compléter afin de trouver dans la honte de la culpabilité un frein plus sûr et plus décisif que le châtiment. Vous ne manquerez pas de discuter des finances du Royaume et particulièrement du problème de l'imposition, souvent évoqué dans les doléances dont le Roi s'est instruit.
Jamais la bonté du Roi ne s'est démentie : il écoutera tout avec bienveillance, les demandes justes seront accordées mais vous rejetterez, avec indignation, tout ce que les ennemis du bien public voudraient attenter contre la monarchie. L'histoire ne nous a que trop instruits des malheurs qui ont affligé le Royaume quand l'insubordination et le soulèvement régnèrent contre l'autorité bonne et légitime. Si le Morvan est une des plus anciennes monarchies du monde, la seule qui après moult siècles n'ait pas éprouvé le revers qui ont déchiré et changé la face de presque tous les Empires, c'est par l'union et l'amour mutuels du Monarque et de ses sujets : c'est là qu'il faut chercher la principale cause de tant de vie, de tant de force et de grandeur. Ne perdez pas de vue, messieurs, que la discorde renverse les Royaumes et que la Concorde les soutient. Quand bien même vos divergences d'intérêt soient frappantes, composez toujours en votre âme et conscience, avec à l'esprit le but ultime de tout Royaume, et l'objectif premier de notre Roi : la consécration de la félicité publique. La rivalité entre les sujets ne doit pas être et nous sommes tous, devant Dieu ou le Roi, égaux en valeur. Si l'Histoire a permis que des privilèges s'installent, car les uns prient, les autres sacrifient leur vie au combat et les derniers donnent à la nation ses richesses, il doit vous revenir de réfléchir à ce que la nouvelle ère sera.
La mer baigne une large partie de nos provinces et nous assure la situation la plus heureuse pour le commerce. Les productions de la terre croissent en Morvan et la culture la plus perfectionnée nous apprend à produire par de nouveaux moyens sur les terrains les moins fertiles. Les prodiges des arts, des chef-d'œuvres de tous les genres, la perfection des sciences et des lettres ; la gloire de tant d'hommes célèbres dans l'Église, la magistrature ou les armées : tout se réunit dans la concorde pour garantir au Royaume une prospérité éternelle et la première place dans les annales du monde. Recevez ce message de communion et apprenez encore que les rivalités n'atteignent que de malheureuses fins.
Représentants de la Nation, jurez devant Dieu que l'amour du bien public échauffera seul vos âmes, déposez ces haines si vives qui depuis tant d'années ont pu troubler vos consciences, unifiez vos esprits te vos cœurs, qu'un engagement solennel vous lie et écarte de ce lieu toute pensée étrangère aux intérêts du Royaume.
Messieurs les représentants des Trois Ordres, pour conclure cette allocution d''ouverture, j'émettrai trois vœux : que nous soyons assez perspicaces pour formuler le bon diagnostic et distinguer l'essentiel de l'action à entreprendre ; assez convaincants pour répandre la confiance et le goût de l'action chez les sujets ; assez unis pour que nos forces s'ajoutent afin de relever le défi que nous lance l'avenir.
Vive le Morvan ! Vive le Roi !
L'assemblée répéta alors, et en fit trembler le palais, un Vive le Morvan ! Vive le Roi ! et le Chancelier, encore essoufflé, invita le Catholice des Aurtricums, en représentant du Clergé, à venir prendre la parole pour dégager les principales doléances de son Ordre et sa vision des actions à discuter.

Augustin de Montmort- Administrateur

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Charge: Chancelier
Re: Préparation des états généraux
Le discours-fleuve du Chancelier s'étant poursuivi très tard, on préféra reporter au 21e de février la présentation des Ordres. En ce début d'après-midi, Jules de Rovérée, nouvellement élu Catholice des Autricums, se dirigea donc vers la tribune pour exprimer le sentiment du Clergé :
Le Catholice avait souhaité être bref et laissa volontiers la tribune à Louis-Édouard d'Escault de Pompadour, pour la Noblesse.
Monsieur le Chancelier,
Messieurs les Ministres,
Messieurs les Représentants des trois Ordres du Royaume,
Le Clergé a depuis toujours soutenu chacun des événements qui pourraient poursuivre l'entreprise de rapprochement et d'union des Ordres et c'est donc avec un plaisir sincère que nous participons aujourd'hui aux États généraux.
Je sais qu'une des premières préoccupations de cette assemblée sera la question des impôts et je dois vous dire que notre Ordre ne s'oppose pas par intérêt à son élargissement à tous les Ordres, mais par bon sens. Depuis de nombreux siècles, l'Église, par piété et charité, aide à la subsistance des veuves, des orphelins et des indigents et l'on trouve en cela la justification de ses exemptions et de ses privilèges. Depuis autant de siècles, l'Église adoucit les cœurs, sauve les âmes et prie pour que le Royaume soit préservé du péché. Jamais elle ne s'est enrichi sur les autres Ordres, jamais elle n'a préempté de futiles biens, d'oisives propriétés et toujours elle n'a conservé que l'argent nécessité pour l'entretient des églises et la subsistance des ministres des autels.
Notre Église a des raisons de s'inquiéter, en ces temps troublés et de changements radicaux : des nations étrangères, dont le culte nous l'est aussi, menacent notre religion. Les Halawistes n'ont pas été détruits et poursuivent leurs impiétés en toute liberté ; la Lumanevra envoie ses émissaires sur notre territoire et montre en cela ses volontés de prêcher sur la terre même de la vraie religion. Plus que jamais, nous devons être vigilants et nous en remettre à l'Église catharodoxe.
Je prie donc, Messieurs, pour que cette assemblée soit l'occasion de conjuguer nos forces et de retrouver l'entente que jamais nous n'aurions dû perdre. Je prie pour que l'association de nos cœurs et de nos sagesses puissent produire de justes et d'utiles choses, afin que notre pieux Royaume passe les dures épreuves qui l'attendent.
Que cette assemblée soit bénie et que la vertu soit guide de vos actions !
Le Catholice avait souhaité être bref et laissa volontiers la tribune à Louis-Édouard d'Escault de Pompadour, pour la Noblesse.

Jules de Rovérée- Utilisateur

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Charge: Catholice des Autricums
Re: Préparation des états généraux
Louis-Édouard d'Escault de Pompadour venait, quant à lui, d'être nommé Pair de Morvan et avait eu l'occasion de rencontrer le Catholice, en Conseil privé du Roi, et force est de dire que cette rencontre n'avait pas été des plus cordiales tant les vues des deux hommes étaient divergentes aussi, pour montrer au Tiers que la Noblesse, du moins lui, était un peu plus encline au changement, il décida de modifier quelque peu son discours, pour faire feu sur les sempiternels discours du Clergé concernant sa sollicitude et sa place particulière dans l'ordre social.

Louis-Édouard savait que son discours aurait pu être celui que tiendrait un député du Tiers, mais il savait aussi qu'anticiper toutes leurs exigences permettrait de pouvoir négocier plus sereinement avec le Tiers et surtout, de calmer ses ardeurs. Ces États généraux ne devaient pas être l'occasion d'une révolution, mais d'une réforme et le sénéchal entendait que l'Ordre qu'il souhaitait voir demeurer aux premiers rangs de l'État, pour des raisons de compétences, soit porteur de ces changements.

Monsieur le Chancelier,
Messieurs les Ministres,
Messieurs les représentants des Ordres de Morvan,
Je me trouve aujourd'hui, comme vous, dans le lieu où va se décider l'avenir et je veux, comme ceux qui m'ont précédé à la tribune, qu'il soit sous le signe de l'union, de l'amitié et de la sagesse.
J'ai écouté avec beaucoup d'attention Son Éminence Révérendissime, Jules de Rovérée, et je veux dire au Tiers, dont les justes aspirations structureront, je le souhaite, nos débats, que la Noblesse ne se trouve pas d'excuses, qu'elle ne cherche pas de spécieux prétextes et qu'elle a conscience que sa position injuste, j'ose le dire !, doit cesser. Non, le Clergé n'est pas le pauvre État que nous décrit le Catholice ; non il n'utilise pas que ses richesses au service des plus pauvres d'entre nous et des malades. Il n'y a, pour s'en convaincre, qu'à voir les somptueuses demeures, faites avec les plus belles pierres du Royaume et conçues par les plus grands architectes, que cet Ordre, le plus privilégié, fait construire ; les splendides vêtements, brodés d'or et taillés dans les meilleurs étoffes, qu'ils portent ; les capitaux qu'ils accumulent. Non content de lever des impôts, le Clergé n'en paie pas et vous demande, chaque dimanche, de grossir son trésor alors que les caisses de l'État se vident chaque jour un peu plus. La Noblesse a compris, la Noblesse est lucide, elle vous annonce aujourd'hui solennellement qu'elle acceptera de renoncer à l'exemption de l'impôt car la justice et la raison est au cœur des préoccupations de l'Ordre qui est au centre de l'appareil d'État. Tant que le service de l'arrière-ban durait ; tant que les possesseurs de fiefs étaient contraints de se transporter à grands frais d'une extrémité du Royaume à l'autre, sacrifiant leur vie pour la protection des sujets ; tant qu'ils devaient supporter des pertes ruineuses ; tant que les combats avait mis leur liberté à la merci d'un vainqueur avare, alors c'était une manière de partager l'impôt, que d'en décharger la Noblesse car l'impôt réel, et non des moindres, était celui du devoir militaire, en un sens, celui de la vie. Mais depuis, que justifie encore la préservation de ces privilèges d'un autre temps ? Rien. La Noblesse, avant que le Tiers en fasse la recevable revendication, exprime ces réflexions, car elle se veut avant tout porteuse de la raison et sait que le Royaume a besoin de la participation de tous. Avant donc qu'elle soit sommée de céder, avant même que le Tiers le demande, l'Ordre au nom duquel je parle déclare qu'il paiera l'impôt.
Sur les autres matières dont les États généraux vont se saisir, nous avons aussi des positions de raison. La structure de l'État doit changer pour assurer qu'un sujet de Dombes soit soumis aux mêmes lois et à la même justice qu'un sujet d'Île de Morvan et il faut abolir sans délai les parlements régionaux, qui procèdent d'une injustice insupportable. Il faut à un État, un seul Roi, un seul Dieu, une seule loi et un seul enregistrement. La réorganisation doit aller plus avant et conférer un droit législatif à la Chambre des Pairs, pour qu'un lieu vrai du contradictoire, avec des gens cultivés, raisonnables, et attachés à l'intérêt national, puisse travailler à l'élaboration des lois du Royaume. A cette fin,n les États généraux devront rédiger les Lois fondamentales du Royaume pour que soit fixé invariablement les droits et les devoirs de chacun, les manières dont la loi doit être produite et l'organisation de notre Royaume.
C'est donc un labeur immense qui attend cette assemblée et je souhaite qu'elle parvienne à résoudre les problèmes de notre temps, à anticiper ceux des temps futurs, à réduire l'injustice, à rendre au Royaume unité, justice et piété.
Vive le Morvan ! Vive le Roi !
Louis-Édouard savait que son discours aurait pu être celui que tiendrait un député du Tiers, mais il savait aussi qu'anticiper toutes leurs exigences permettrait de pouvoir négocier plus sereinement avec le Tiers et surtout, de calmer ses ardeurs. Ces États généraux ne devaient pas être l'occasion d'une révolution, mais d'une réforme et le sénéchal entendait que l'Ordre qu'il souhaitait voir demeurer aux premiers rangs de l'État, pour des raisons de compétences, soit porteur de ces changements.

Louis-Édouard d'Escault- Maître du jeu

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Charge: Président du Conseil des Ministres
Re: Préparation des états généraux
Jean savait très bien que Louis-Edouard d’Escault était monté à la tribune au nom de la noblesse morvandoise par la seule volonté du roi. Le maître de la porte Saint Georges n’était pas dupe, ce discours était la preuve de la qualité manifeste de cet aristocrate à discourir. Rien n’était plus vrai que le récent duc de Pompadour était un habile courtisan et un homme d’État remarquable. Mais, le reste des députés, à leurs réactions, ne semblaient pas tous du même avis que le duc de Pompadour. Le prince de Carignac, qui soutenait une monarchie à la zollernoise, semblait être le seul à s’accorder avec l’orateur…
Ce discours, qui se voulait unificateur – tout en mettant le clergé à l’écart… – était une main tendue, que le tiers ne manquerait certainement pas d’attraper, et même, de tirer de toutes ses forces… Jean était maintenant vieux, lorsqu’il était major dans l’armée royale, combien d’aristocrates avait-il vu fuir lâchement ? tandis que le pauvre fermier chargeait l’ennemi. Et combien d’homme de Dieu avait une maitresse dans cette haute assemblée ?! Jean méprisait la cour, et en méprisait, de fait, les membres.
C’est le cœur serré que Jean Fronsac monta à la tribune, regardé par tous avec beaucoup d’attention comme l’homme qui, très certainement causerait le plus d’ennuis… Il commença son discours :
C’est part le mot liberté que Jean avait décidé de clore son discours. Façon pour lui de marqué l’aspect qu’il jugeait le plus important. Ce jour marquerait certainement un tournant dans l’histoire…
Ce discours, qui se voulait unificateur – tout en mettant le clergé à l’écart… – était une main tendue, que le tiers ne manquerait certainement pas d’attraper, et même, de tirer de toutes ses forces… Jean était maintenant vieux, lorsqu’il était major dans l’armée royale, combien d’aristocrates avait-il vu fuir lâchement ? tandis que le pauvre fermier chargeait l’ennemi. Et combien d’homme de Dieu avait une maitresse dans cette haute assemblée ?! Jean méprisait la cour, et en méprisait, de fait, les membres.
C’est le cœur serré que Jean Fronsac monta à la tribune, regardé par tous avec beaucoup d’attention comme l’homme qui, très certainement causerait le plus d’ennuis… Il commença son discours :
Messieurs, humbles sujets de notre bien-aimé souverain,
Si je suis ici devant vous aujourd’hui, c’est pour vous exposer tous les maux, et ressentiments de mon ordre. Je suis enchanté de voir la bonne volonté de monsieur de Pompadour, qui semble, en revanche fort peu partagée par ses camarades…
Le tiers – ou du moins, ses représentants – n’est pas venu devant cette assemblée pour semer la discorde, bien au contraire ; nous avons, à l’instar des ordres qui nous précèdent, une profonde volonté d’unité, et la seule flamme qui nous anime, est celle du bonheur de la nation, du bonheur du Morvan. Et comment peut-on affirmé que ce bonheur est le présent, lorsque, les lois qui régissent notre royaumes sont si archaïques – j’ose le dire ! – monsieur de Pompadour l’a remarqué, nous sommes régis par des lois d’un temps passé, elles ne sont plus adaptées, elles sont obsolètes. La grandeur du royaume se fait aussi avec le tiers état, certainement pas sans ! Nous représentons quatre-vingt neuf pour cent de cette population, quatre-vingt neuf pour cent de vos sujet, Votre Majesté, sont paysans, marchands, boulangers, ouvriers, et j’en passe. Notre seul souhait est que la justice soit rétablie ! Chacun doit à présent faire des concessions, voilà trop longtemps que les mêmes gens supportent les dérives des privilégiés ! Il est temps ! Temps d’apporter à ce royaume que chacun d’entre nous ici aime comme un fils, la sérénité, la liberté, et l’égalité.
Cette égalité passe, en effet, par une uniformisation des lois, partout dans l’empire morvandois, afin que tous, comme devant Dieu, soient égaux devant la loi. Car il ne doit y avoir qu’une justice, celle rendue au nom du roi ! et non pas celle rendue par les parlements, ou par les seigneurs, comme jadis.
Quant aux dires du clergé, nous ne doutons pas qu’il faille une quantité immense d’or pour entretenir nos églises, et nos prélats ; ainsi que venir en aides aux plus nécessiteux. Nous n’aspirons qu’à ce que l’Église soit plus modeste, car enfin, Iesos a apporté un message de paix, et d’universalité de l’homme sur cette terre. La Catharodoxie est universelle, et Dieu garde les imprudents qui osent s’écarter de la sainte foi !
Messieurs, toute ma vie, je n’ai servi qu’un idéal, celui de mon roi, ni plus, ni moins. Je m’en remets à vous, qui représentez cette grande nation que j’habite, et dont je suis si fier ; je m’en remets à vous pour la faire renaitre.
Longue vie au Roi !! Vive la liberté !!
C’est part le mot liberté que Jean avait décidé de clore son discours. Façon pour lui de marqué l’aspect qu’il jugeait le plus important. Ce jour marquerait certainement un tournant dans l’histoire…
MONSIEUR JEAN FRONSAC
Maître de la Porte Saint-Georges
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Jean Fronsac- Modérateur

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Charge: Maître de la Porte Saint Georges
Re: Préparation des états généraux
Le chancelier de Montmort arriva tôt ce matin, il serait en effet fort occupé aujourd’hui. Les députés des provinces devaient se réunir aujourd’hui, ce jour était la première séance des débats des états généraux. Le premier sujet que le chancelier devait, normalement ouvrir portait sur les impôts, mais, par bon sens, il jugea que peut-être commencer par le problème le plus épineux n’était pas l’une des meilleures idées… Mieux valait plutôt commencer par les réformes administratives, en effet, cela semblait tout aussi légitime, car dans les cahiers de doléances, le mauvais fonctionnement des administrations royales ressortait souvent. La tâche était rude, il fallait harmoniser les administrations morvandoises et dombaines, simplifier considérablement le système, en donnant par là, plus de pouvoir aux représentants du roi, et en supprimant toutes les autres charges qui entravaient le bon fonctionnement. Il fallait donc réduire le nombre de circonscriptions. Le chancelier monta à la tribune, d’un pas assuré, il avait conscience qu’il allait décevoir les députés en commençant par là, mais pensait que cela les rassemblerait peut-être un peu, lui laissant ensuite l’occasion d’ouvrir un sujet plus dangereux.
- Messieurs les députés de toutes les provinces de l’empire, je vous souhaite bien le bonjour. Aujourd’hui, si vous le voulez bien, nous allons commencer par un premier problème, et des plus graves, il porte sur l’administration de notre royaume, ou plus précisément, de l’empire morvandois tout entier. Vous n’êtes pas sans savoir la lourdeur des administrations de Sa Majesté, qui, au fil des siècles ce sont accumulée sans se substituer. De fait, certains organes de cette administration sont devenus vétustes et même inutiles. Il nous faut donc trouver un système d’administration plus adapté à la grandeur de notre empire. Je vous invite à me faire vos propositions ; avant que d’étudier le projet de loi de Sa Majesté sur ce point.
Le chancelier souhaitait gagner du temps, car la loi en question n’était pas encore tout à fait terminée, des détails manquaient. Il attendit donc qu’un député se manifeste.
- Messieurs les députés de toutes les provinces de l’empire, je vous souhaite bien le bonjour. Aujourd’hui, si vous le voulez bien, nous allons commencer par un premier problème, et des plus graves, il porte sur l’administration de notre royaume, ou plus précisément, de l’empire morvandois tout entier. Vous n’êtes pas sans savoir la lourdeur des administrations de Sa Majesté, qui, au fil des siècles ce sont accumulée sans se substituer. De fait, certains organes de cette administration sont devenus vétustes et même inutiles. Il nous faut donc trouver un système d’administration plus adapté à la grandeur de notre empire. Je vous invite à me faire vos propositions ; avant que d’étudier le projet de loi de Sa Majesté sur ce point.
Le chancelier souhaitait gagner du temps, car la loi en question n’était pas encore tout à fait terminée, des détails manquaient. Il attendit donc qu’un député se manifeste.

Augustin de Montmort- Administrateur

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Date d'inscription: 11/07/2009
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Charge: Chancelier
Re: Préparation des états généraux
Augustin de Montmort en avait prit le risque et avait relégué le sujet le plus épineux, les impôts, à une date indéterminée. Louis-Édouard en restait perplexe mais il avait également bien des choses à dire sur l'Administration du Royaume et, voyant que personne ne souhaitait s'exprimer, il se leva et demanda la parole qu'on lui accorda volontiers, pour rompre avec les longues minutes de silence qui avaient suivi l'intervention du Chancelier :
- Monsieur le Chancelier, je suis heureux d''entendre de votre bouche même que les administrations sont trop lourdes et font perdre chaque année à l'État de précieuses livres, de précieuses heures, en un mot, qu'elles ont énormément à gagner en efficacité. Il est temps de la revoir en profondeur et pour ce faire d'établir, une fois pour toutes, les Lois fondamentales du Royaume qui définiront les droits, les devoirs et la place des futures institutions. C'est ma première proposition. La deuxième, et tout le monde, ou presque, est déjà d'accord, il faut supprimer les parlements qui, je crois l'avoir suffisamment exprimé - tant dans le cahier de doléances de mon ordre que dans mon discours d'ouverture - pour ne pas une nouvelle fois avoir à le répéter, créent dans le Royaume une justice et une application des lois disparates. Il convient donc de supprimer l'intégralité des Parlements pour n'en conserver qu'un, élu par le peuple parmi la Noblesse. C'est ma troisième proposition, la création d'une Chambre parlementaire - dont le nom m'importe peu - qui disposerait du pouvoir d'examiner, de retoquer, voire d'invalider, les lois que lui présenterait le Gouvernement de Sa Majesté. Cette Chambre ne doit pas se substituer au Roi ni même lui réduire son pouvoir et en cela elle ne doit pas disposer de l'initiative législative, sa seule tâche sera d'examiner les lois, comme les actuels Parlements le font. Par ailleurs, dans un souci de visibilité et de plus grande clarté, c'est ma quatrième proposition, je souhaiterais voire naitre le poste de Premier Ministre, qui aurait la charge de représenter le Gouvernement, de le présider, de l'animer, sous les ordres, bien entendu, de Sa Majesté qui doit, c'est ma conviction la plus profonde, conserver un pourvoir absolu en son Royaume. Je n'aborde pas encore le problème, s'il en est, de la justice et en resterait sur les institutions politiques, pour que les Députés puissent réagir point par point et que le débat reste fluide
Louis-Édouard avait décidé de ne pas s'éterniser sur des positions qui paraissaient consensuelles et attendait de pouvoir discuter directement le texte que le Roi voulait présenter aux États généraux. Mais il souhaitait surtout entendre les autres députés, qui se faisaient bien silencieux, pour avoir une idée des concessions qu'il faudrait faire.
- Monsieur le Chancelier, je suis heureux d''entendre de votre bouche même que les administrations sont trop lourdes et font perdre chaque année à l'État de précieuses livres, de précieuses heures, en un mot, qu'elles ont énormément à gagner en efficacité. Il est temps de la revoir en profondeur et pour ce faire d'établir, une fois pour toutes, les Lois fondamentales du Royaume qui définiront les droits, les devoirs et la place des futures institutions. C'est ma première proposition. La deuxième, et tout le monde, ou presque, est déjà d'accord, il faut supprimer les parlements qui, je crois l'avoir suffisamment exprimé - tant dans le cahier de doléances de mon ordre que dans mon discours d'ouverture - pour ne pas une nouvelle fois avoir à le répéter, créent dans le Royaume une justice et une application des lois disparates. Il convient donc de supprimer l'intégralité des Parlements pour n'en conserver qu'un, élu par le peuple parmi la Noblesse. C'est ma troisième proposition, la création d'une Chambre parlementaire - dont le nom m'importe peu - qui disposerait du pouvoir d'examiner, de retoquer, voire d'invalider, les lois que lui présenterait le Gouvernement de Sa Majesté. Cette Chambre ne doit pas se substituer au Roi ni même lui réduire son pouvoir et en cela elle ne doit pas disposer de l'initiative législative, sa seule tâche sera d'examiner les lois, comme les actuels Parlements le font. Par ailleurs, dans un souci de visibilité et de plus grande clarté, c'est ma quatrième proposition, je souhaiterais voire naitre le poste de Premier Ministre, qui aurait la charge de représenter le Gouvernement, de le présider, de l'animer, sous les ordres, bien entendu, de Sa Majesté qui doit, c'est ma conviction la plus profonde, conserver un pourvoir absolu en son Royaume. Je n'aborde pas encore le problème, s'il en est, de la justice et en resterait sur les institutions politiques, pour que les Députés puissent réagir point par point et que le débat reste fluide
Louis-Édouard avait décidé de ne pas s'éterniser sur des positions qui paraissaient consensuelles et attendait de pouvoir discuter directement le texte que le Roi voulait présenter aux États généraux. Mais il souhaitait surtout entendre les autres députés, qui se faisaient bien silencieux, pour avoir une idée des concessions qu'il faudrait faire.

Louis-Édouard d'Escault- Maître du jeu

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Date d'inscription: 19/12/2009
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Charge: Président du Conseil des Ministres
Re: Préparation des états généraux
Le chancelier décida, comme les députés ne semblaient pas bavards, de présenter la loi du gouvernement à ce sujet.
![]()
MINISTÈRE DES AFFAIRES INTÉRIEURES & MINISTÈRE DE LA MARINE ET DE COLONIES.
PRÉAMBULE.
Afin d’éradiquer, du mieux que Nous le pouvons toutes les formes d’injustices présentent dans notre royaume entre les différentes provinces, et que déjà Nous avons essayé d’atténuer, Nous proposons la présente loi, qui égalisera les pratiques entre les différentes provinces, éparchies, sénéchaussées, baillages, généralités, etc. …TITRE PREMIER.
DE LA DIVISION DU TERRITOIRE.
ARTICLE PREMIER.
Le royaume de Morvan et l’empire de Dombes seront divisés en vingt-six éparchies. Ces éparchies sont :
1°. Aurillac ;
2°. Aveyrois ;
3°. Bâle ;
4°. Baronnies ;
5°. Brénac ;
6°. Calabrisie ;
7°. Comtat ;
8°. Deux-Ponts ;
9°. Élènedile ;
10°. Éphèse ;
11°. Eu ;
12°. Foix ;
13°. Fontrésac ;
14°. Gascogne ;
15°. Hérault ;
16°. Île-de-Morvan ;
17°. Léon ;
18°. Limougeois ;
19°. Nompar ;
20°. Obrac ;
21°. Quatre-Vallées ;
22°. Rougeois ;
23°. Saint-Leu ;
24°. Tulles ;
25°. Vendômois ;
26°. Zéta.2.
Les limites des éparchies peuvent être changées ou rectifiées par ordonnance du Roi. Les limites actuelles des éparchies sont fixées comme indiqué sur la carte en annexe.3.
Les colonies morvandoises ou dombaines, ainsi que les autres territoires de la couronne royale d’Autricum sont parties intégrantes de l’Empire, et sont soumises à la même loi.4.
Elles sont divisées en éparchies, ainsi qu'il suit :
1°. Les îles de Petite Tartarie sont divisées en deux éparchies : l’éparchie de Saint-Domingue et l’éparchie de Sainte-Lucie ;
2°. L’archipel de Valachie est divisé en quatre éparchies : l’éparchie de Mérimée, l’éparchie de Cayenne, l’éparchie de Rodrigue, et l’éparchie de Castelul ;
3°. L’île du Prince Pierre ne comporte qu’une éparchie : l’éparchie de Nouvel-Auxois.5.
Les établissements des Quériméas et des Indes ne seront pas divisés en éparchies, mais en exarchies. L’assemblée des états généraux déterminera la division en quatre exarchies au moins, et en six au plus.II.
DE L’ADMINISTRATION.
6.
Chaque éparchie est dirigée par un éparque, nommé par le Roi, sur proposition de son ministre des Affaires Intérieures. L’éparque sera aidé dans l’administration de l’éparchie par un conseil de l’éparchie. Les conseillers de l’éparchie seront au nombre de vingt-quatre dans chaque éparchie.7.
L’éparque sera chargé seul de l'administration de l’éparchie dont la garde lui a été confiée.8.
Le conseil de l’éparchie s'assemblera chaque année : l'époque de sa réunion sera déterminée par le gouvernement ; la durée de sa session ne pourra excéder quinze jours. L’éparque présidera les sessions et les membres du conseil de l’éparchie nommeront un secrétaire.9.
Chaque exarchie est dirigée par un exarque, nommé par le Roi, sur proposition de son ministre de la Marine et des Colonies. L’exarque administrera seul – sans conseil – l’exarchie dont il a la garde.10.
Dans les villes, bourgs et autres lieux pour lesquels il y a maintenant un agent municipal et un adjoint, et dont la population n'excédera pas deux mille cinq cents habitants, il y aura un maire et un adjoint ; dans les villes ou bourgs de deux mille cinq cents à cinq mille habitants, un maire et deux adjoints ; dans les villes de cinq mille habitants à dix mille, un maire, deux adjoints et un commissaire de police ; dans les villes dont la population excédera dix mille habitants, outre le maire, deux adjoints et un commissaire de police, il y aura un adjoint par vingt mille habitants d'excédant, et un commissaire par dix mille d'excédant.11.
Les maires et adjoints rempliront les fonctions administratives exercées maintenant par l'agent municipal et l'adjoint : relativement à la police et à l'état civil.12.
Dans les villes de cent mille habitants et au-dessus, il y aura un maire et un adjoint, à la place de chaque administration municipale ; il y aura de plus un commissaire-général de police, auquel les commissaires de police seront subordonnés, et qui sera subordonné à l’éparque ; néanmoins il exécutera les ordres qu'il recevra immédiatement du ministre chargé de la police de Sa Majesté.13.
Il y aura un conseil de la ville dans chaque ville, bourg ou autre lieu pour lequel il existe un agent municipal et un adjoint. Le nombre de ses membres sera de dix dans les lieux dont la population n'excède pas deux mille cinq cents habitants ; de vingt, dans ceux où elle n'excède pas cinq mille ; de trente, dans ceux où la population est plus nombreuse. Ce conseil s'assemblera chaque année à la Saint-Louis, et pourra rester assemblé quinze jours. Il pourra être convoqué extraordinairement par ordre de l’éparque. Il entendra et pourra débattre le compte des recettes et dépenses municipales, qui sera rendu par le maire à l’éparque, lequel l'arrêtera définitivement. Il réglera le partage des affouages, pâtures, récoltes et fruits communs. Il réglera la répartition des travaux nécessaires à l'entretien et aux réparations des propriétés qui sont à la charge des habitants. Il délibérera sur les besoins particuliers et locaux de la municipalité, sur les emprunts, sur les octrois ou contributions en centimes additionnels qui pourront être nécessaires pour subvenir à ces besoins, sur les procès qu'il conviendra d'intenter ou de soutenir pour l'exercice et la conservation des droits communs.14.
Rouvray est divisé en sept arrondissements. Dans chacun des arrondissements municipaux, un maire et deux adjoints seront chargés de la partie administrative et des fonctions relatives à l'état civil. Le lieutenant-général de police reste chargé de ce qui concerne la police et aura sous ses ordres des commissaires distribués dans les sept arrondissement.15.
L’éparque nomme et pourra suspendre de leurs fonctions les conseillers de l’éparchie, les maires et adjoints des villes de plus de cinq mille habitants, ainsi que les conseillers de la ville.16.
Le Roi nomme les commissaires-généraux de police et lieutenants-généraux de police dans les villes où il en sera établi.17.
Les membres des conseils de l’éparchie, et ceux des conseils de ville, seront nommés pour trois ans : ils pourront être continués.18.
Nos ministres des Affaires Intérieures et de la Marine et de des Colonies sont chargés de l'exécution de la présente loi.

Augustin de Montmort- Administrateur

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Charge: Chancelier
Re: Préparation des états généraux
Louis-Édouard était étonné, alors qu'il s'attendait à la présentation de Lois fondamentales, pour la macro-administration de l'État, on avait préféré présenter aux députés une loi sur la micro-organisation, ce que le Sénéchal ne comprenait pas bien mais, très avisé sur ce sujet aussi, il prit, une fois de plus, la parole pour exprimer son opinion :
- Monsieur le Chancelier, j'en viens directement à mes propositions d'amendement, je ne crois pas devoir vous féliciter pour le travail extraordinaire que vous avez fourni et la qualité de ce texte qui, sans aucun doute, simplifie l'administration de nos généralités. Toutefois, je suggère que soit mis en suspens le mode de désignation des éparques, jusqu'à ce que les États généraux statuent sur la création d'une nouvelle chambre en remplacement des parlements. Par ailleurs je suggère que les Conseil d'éparchie se réunissent chaque semaine, à un jour fixé perpétuellement, et se composent de dix Conseillers, chacun chargé d'une compétence particulière de l'éparchie Pour être très clair mes proposition d'amendement sont les suivantes, Louis-Edouard pria les huissiers de faire circuler dans l'assemblée le feuillet d'amendement qu'il avait rempli :
- Monsieur le Chancelier, j'en viens directement à mes propositions d'amendement, je ne crois pas devoir vous féliciter pour le travail extraordinaire que vous avez fourni et la qualité de ce texte qui, sans aucun doute, simplifie l'administration de nos généralités. Toutefois, je suggère que soit mis en suspens le mode de désignation des éparques, jusqu'à ce que les États généraux statuent sur la création d'une nouvelle chambre en remplacement des parlements. Par ailleurs je suggère que les Conseil d'éparchie se réunissent chaque semaine, à un jour fixé perpétuellement, et se composent de dix Conseillers, chacun chargé d'une compétence particulière de l'éparchie Pour être très clair mes proposition d'amendement sont les suivantes, Louis-Edouard pria les huissiers de faire circuler dans l'assemblée le feuillet d'amendement qu'il avait rempli :
Proposition d'amendement 1
déposée par Sa Grâce Louis-Édouard d'Escault de Pompadour, député de la Noblesse d'Île de Morvan
Article 6.
Chaque éparchie est dirigée par un éparque, nommé par le Roi, sur proposition de son ministre des Affaires Intérieures. L’éparque sera aidé dans l’administration de l’éparchie par un conseil de l’éparchie. Les conseillers de l’éparchie seront au nombre de vingt-quatre dans chaque éparchie.
Modifié comme suit :
Chaque éparchie est dirigée par un éparque, nommé par le Roi, sur proposition de son ministre des Affaires Intérieures [suite de l'alinéa en souffrance].
L’éparque sera aidé dans l’administration de l’éparchie par un conseil de l’éparchie.
Les conseillers de l’éparchie seront au nombre de dix dans chaque éparchie.
Article 8.
Le conseil de l’éparchie s'assemblera chaque année : l'époque de sa réunion sera déterminée par le gouvernement ; la durée de sa session ne pourra excéder quinze jours. L’éparque présidera les sessions et les membres du conseil de l’éparchie nommeront un secrétaire.
Modifié comme suit :
Le conseil de l'éparchie s'assemblera chaque semaine, le mercredi, sauf durant ses vacances qui seront déterminées par le gouvernement mais ne pourront excéder cinq semaines par an et ne pourront jamais dépasser vingt jours consécutifs.
L'éparque présidera les sessions du conseil de l'éparchie.

Louis-Édouard d'Escault- Maître du jeu

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Charge: Président du Conseil des Ministres
Re: Préparation des états généraux
Jules de Rovérée n'avait que faire de ces débats sur l'administration du Royaume, qu'elle soit micro ou macro d'aillleurs, les institutions et leur fonctionnement ne l'intéressaient guère, pourvu que toute cette petite mécanique tourne sans accrocs... Toutefois, pour donner bonne figure et montrer que le Clergé ne s'intéressait pas uniquement à la conservation de ses intérêts, et après avoir consulté rapidement les autres députés de son Ordre, il trouva bon d'intervenir et, même s'il n'appréciait pas ce Louis-Edouard, décida de lui donner raison, pour accélérer les débats :
- Monsieur le Chancelier, je crois que la proposition du sénéchal - il se refusait d'admettre que le duc de Pompadour avait pu obtenir la pairie et s'était promis de toujours l'appeler par sa fonction - est une proposition de bon sens et notre Ordre l'approuve dans son intégralité, de même que le texte, qui, ce nous semble, saura limiter les disparités dont notre Royaume souffre.
- Monsieur le Chancelier, je crois que la proposition du sénéchal - il se refusait d'admettre que le duc de Pompadour avait pu obtenir la pairie et s'était promis de toujours l'appeler par sa fonction - est une proposition de bon sens et notre Ordre l'approuve dans son intégralité, de même que le texte, qui, ce nous semble, saura limiter les disparités dont notre Royaume souffre.

Jules de Rovérée- Utilisateur

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Date d'inscription: 09/01/2010
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Localisation: Cambriac
Charge: Catholice des Autricums
Re: Préparation des états généraux
Marie écouta les autres députés et ministres parler.
Elle trouva ça drôle, que les nobles qui représentaient la noblesse, voulaient que les sujets du royaume non nobles soient égaux à eux.
Marie s'était battue pour avoir son titre, avec des services, et sacrifices, et tout les bals où elle allait, même si des fois, elle ne voulait pas y aller. Elle y allait pareil.
Noblesse oblige. Ce noble, qui était avec elle, dans la noblesse, voulait aussi que ceux qui ne s'étaient pas battus, et, fait des sacrifices pour avoir ce qu'elle a gagné.
Il disait que les sujets étaient égaux à eux, et avaient les mêmes droits et privilèges qu' eux.
Il y a des limites à tout.
La patience du ministre des Affaires Etrangères, était proche de la limite de sa patience, mais, elle resta calme, et, de marbre, même quand ca va être le temps de parler pour elle. Elle va le faire avec toute la grâce qui va avec ses discours.
Elle trouva ça drôle, que les nobles qui représentaient la noblesse, voulaient que les sujets du royaume non nobles soient égaux à eux.
Marie s'était battue pour avoir son titre, avec des services, et sacrifices, et tout les bals où elle allait, même si des fois, elle ne voulait pas y aller. Elle y allait pareil.
Noblesse oblige. Ce noble, qui était avec elle, dans la noblesse, voulait aussi que ceux qui ne s'étaient pas battus, et, fait des sacrifices pour avoir ce qu'elle a gagné.
Il disait que les sujets étaient égaux à eux, et avaient les mêmes droits et privilèges qu' eux.
Il y a des limites à tout.
La patience du ministre des Affaires Etrangères, était proche de la limite de sa patience, mais, elle resta calme, et, de marbre, même quand ca va être le temps de parler pour elle. Elle va le faire avec toute la grâce qui va avec ses discours.
MARIE DE BOURGILLAC DE LA PAGERIE
Vicomtesse d’Ambres
Commandeur de l’Ordre de Théodoric le Grand
Vicomtesse d’Ambres
Commandeur de l’Ordre de Théodoric le Grand

Marie de Bourgillac- Utilisateur

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Charge: Dame d'honneur de la Reine

Re: Préparation des états généraux
Pour consulter, et participer au vote, voyez cette page.

Augustin de Montmort- Administrateur

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Date d'inscription: 11/07/2009
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