[Lettre] À Sa Majesté le Roi de Morvan
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[Lettre] À Sa Majesté le Roi de Morvan

Sa Majestée Anne de Francie
Régente du Royaume
Jovis I Dies Iulius Mensis Anno Domini MDCXLVIII
Lettre à Sa Majesté le Roi de Morvan
à Sa Majesté le Roi de Morvan
Vincent II
&
à Son ministre des Affaires Etrangères
Vincent II
&
à Son ministre des Affaires Etrangères
Votre Majesté,
Sachez en tout premier lieu mon immense joie d'être présent en votre pays, nous déplorons cependant l'absence d'Ambassade de Francie en votre Pays.
Un de vos ministre dés notre arrivée à tenu à l'encontre du Roi de Francie et de moi même, sa mère des propos injurieux et vulgaires.
Nous regrettons et déplorons ce geste maladroit et malhabile, cependant nous demandons des excuses publiques et solennelles à cet affront.
Nous ne paraitrons devant vous une fois ces excuses faites, et l'homme en question avoir fait amende honorable. Cependant pour la continuité de notre visite, l'Ambassadeur en Morvan Son Excellence de Talleyrand, nous remplacera le temps qu'il faudra.
Faut-il majesté être né dans un cul-de-basse-fosse pour avoir de telles paroles qui désohonorent la robe et la fonction qu'il occupe?
Nous déplorons et regrettons ces paroles venant d'un homme de Dieu.
Croyez, Majesté, en mes Cordiales salutations.
Anne de Francie
Régente du Royaume

Anne de Francie- Utilisateur

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Age: 31
Localisation: Piras
Charge: Reine Régente de Francie
[Réponse] À Sa Majestée la Régente de Francie
Son Éminence Révérendissime Jules de Rovérée
Duc de Nemours et Pair de Morvan
Catholice des Autricums, Princeps, Archevêque-Prince de Cambriac et Pair de Morvan
Chevalier de l’Ordre de la Jarretière
Ministre des Affaires ÉtrangèresÀSa Majesté Anne de Francie
Régente de FrancieMérillac, le 1er de juillet de 1810
Votre Majesté,Ma première impression, à la lecture de votre lettre, fut l'incompréhension puis, après plusieurs lectures, je compris que vous vous insurgiez contre mon dernier courrier, strictement confidentiel, adressé au personnel du Ministère dont j'ai la charge. Apprenez donc d'abord que je réprouve vos manières de faire et que l'espionnage n'amènera rien de bon dans les relations que vous tentez de construire avec le Morvan. Quoi de plus "maladroit", "déplorable", "regrettable" et "malhabile" en effet - pour reprendre vos mots - que de nous avouer si entièrement que vous détournez nos correspondances d'État ? Votre voyage en Morvan est destiné à renouer le contact et oublier les incidents qui se sont déroulés entre nos deux États, le plus regrettable à ce jour est donc bien votre dernier courrier, qui, en plus de porter des accusations qui n'ont pas lieu d'être, hypothèque grandement tout nouveau départ dans les rapports entre Francie et Morvan.
Venons en maintenant au fond de l'affaire, vous m'accusez de vous avoir insulté ? Je vous prierai de bien vouloir m'indiquer où sont les propos injurieux à l'encontre de Vos Majestés dans le courrier en question. Vous le comparerez avec ce passage (Faut-il majesté être né dans un cul-de-basse-fosse pour avoir de telles paroles qui déshonorent la robe et la fonction qu'il occupe?) et me direz lequel des deux est le plus outrageant. Par ailleurs, vous noterez que lorsque je m'adresse à vous, je le fais sans fautes d'orthographe, autre preuve de respect ; la négligence avec laquelle vous traitez les nations étrangères se perçoit jusque dans vos courriers. Enfin, la franchise est également une autre notion de courtoisie et je vous prierai, à l'avenir, lorsque vous aurez des doléances personnelles à m'adresser, de me les faire parvenir directement et non via Sa Majesté le Roi de Morvan, qui a mille fois mieux à faire que lire de telles vétilles.
Le pragmatisme est une des qualités les plus importantes en matière de diplomatie et je veux ici en faire une brève leçon, pour qu'à l'avenir l'orgueil de quelques personnages ne mettent plus en péril l'avenir si important de la concorde des nations. Exiger des excuses, que vous ne recevrez pas, alors que vous êtes en voyage diplomatique pour réchauffer les relations entre la Francie et le Morvan est une attitude des moins raisonnables et ne peut vous conduire qu'à un terrible discrédit ! En effet, vous devez bien repartir du Morvan : vous prenez donc le risque de quitter les lieux sans les excuses que vous réclamez, et par la même occasion de vous ridiculiser ; vous prenez également le risque de détruire toute la louable entreprise que vous initiez, à savoir un rapprochement entre nos deux pays. Pourquoi donc prendre de tels risques si ce n'est pour satisfaire votre besoin de reconnaissance que je pointais dans le courrier confidentiel adressé à Messieurs Ventadorne et Vitry ? Il n'y avait donc là aucun excès, ce n'était que la vérité stricte, et vous serez bien en peine de prouver le contraire. Loin d'être insultant mon courrier ne serait donc que le rigoureux tableau de la réalité, je crois donc n'avoir à m'excuser de rien.
La ligne de mon Ministère est fort simple : je veux la paix entre les États, mais je suis en même attaché à l'honneur de mon pays, le Morvan et je ne peux tolérer que les intérêts personnels fassent ombrages au grand projet qui doit être le nôtre : unifiez toutes les nations et faire du micromonde un lieu paisible, propice au bonheur et à la prospérité de nos peuples. C'est avec ce souci que j'ai rédigé mon courrier confidentiel et, au lieu de pointer le manque de civilité de votre arrivée imprévue en Morvan, j'ai mis toutes les responsabilités sur mon personnel, considérant qu'il est de l'intérêt de nos États de ne pas vous accuser publiquement. Vous voyez donc que loin d'être insultant mon courrier vous délivrait d'un lourd reproche ; au lieu de vous indigner, vous devriez donc vous en féliciter.
Vous me demandez de m'excuser, vous nous demander de réchauffer nos relations : ces deux choses sont incompatibles. Je vous propose donc un compromis pour sortir de l'impasse se profile : retirez ce courrier qui jusqu'à ce jour n'a pas quitté la Palais et n'est entré à la connaissance que du Roi et de moi-même, et oublions ce terrible malentendu pour lequel je ne me trouve par ailleurs aucun grief. De cette manière, nous pourrons poursuivre une entente cordiale et renouer de chaleureuses relations, pour faire des rapports entre la Francie et du Morvan, sinon des rapports bienveillants, des rapports stables et sûrs.
Dans l'attente de voir l'affaire se régler de la manière indiquée, je vous prie de recevoir, Votre Majestée, l'expression de mon haut respect,S.E.R. Jules de Rovérée
SON ÉMINENCE RÉVÉRENDISSIME JULES DE ROVÉRÉE
Catholice des Autricums
Cardinal
Archevêque-prince de Cambriac et Pair d’Aldarnor
Duc de Nemours et Pair d’Aldarnor
Catholice des Autricums
Cardinal
Archevêque-prince de Cambriac et Pair d’Aldarnor
Duc de Nemours et Pair d’Aldarnor

Jules de Rovérée- Utilisateur

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Re: [Lettre] À Sa Majesté le Roi de Morvan

Sa Majestée Anne de Francie
Régente du Royaume
Veneris II Dies Iulius Mensis Anno Domini MDCXLVIII
Lettre à Sa Majesté le Roi de Morvan
à Sa Majesté le Roi de Morvan
Vincent II
&
à Son ministre des Affaires Etrangères
Vincent II
&
à Son ministre des Affaires Etrangères
Votre Majesté,
Devant l'acte inexcusablement lache,arrogant de votre Ministre des Affaires Etrangères, j'ai le regret de vous faire apprendre, que nous cessons dés ce jour notre visite officielle, et nous rompons toutes les relations dilpomatique avec votre Pays. Monsieur de Ventadorn sera expulsé sous peu et Son Excellence de Talleyrand rappellé en Francie.
Enfin, nous vous notifions, l'interdiction du territoire francien au Sieur de Rovéré, il a été banni du territoire francien, par un arrete qui sera publié bientot.
Sachez Majesté, que face à un tel affront, la Francie se devait de réagir
Croyez, Majesté, en mes Cordiales salutations.
Anne de Francie
Régente du Royaume

Anne de Francie- Utilisateur

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Charge: Reine Régente de Francie
Re: [Lettre] À Sa Majesté le Roi de Morvan
Mérillac, le 3e de juillet de 1810.
De Sa Majesté le Très Haut Vincent II,
Roi de Morvan, etc. ...ÀSa Majesté Anne,
Régente de Francie, etc. ...
Votre Majesté,
À l’instar de Notre ministre, Son Excellence Révérendissime le catholice des Autricums, Notre première réaction à la lecture de votre brève lettre fut l’incompréhension, pour ne pas dire la consternation. La lettre de monsieur de Rovérée revêtait un caractère strictement privé, et elle était en outre protégée par le secret d’État. De fait, vous n’aviez en aucun cas le droit de violer ainsi une correspondance entre un ministre morvandois et ses gens. Vous vous êtes permis d’ouvrir cette lettre, cela ne vous regardait en rien, madame ; Nous Nous répétons mais, le caractère de cette lettre était strictement privé, et exclusivement destiné à messieurs de Vitry et de Ventadorne. N’y a-t-il aucun respect pour quoique ce soit en Francie pour agir ainsi ?! Nous n’ouvrons pas les correspondances de Votre Majesté avec son ambassadeur en Notre royaume. Naïfs, Nous osions penser que la Francie faisait partie de Nos amis, malgré les quelques tensions de ces derniers temps, mais il ne semble rien en être !
Lorsque Votre Majesté a la délicatesse d’espionner, car ce n’est ni plus ni moins que de l’espionnage, Majesté, Nous vous saurions gré de bien vouloir ne pas l’ébruiter, voici une maladresse caractéristique de la Francie… Sachez madame, que vous vous êtes couverte de ridicule, car en exigeant des excuses déplacées, vous avez confessé vote acte d’espionnage ! Monsieur Notre ministre ne s’abaissera pas à vous demander votre auguste pardon ; Nous le lui interdisons.
Nous vous saurions également gré de ne pas Nous parler comme à vos gens, Votre Majesté ; cette immondice d’expression que vous avez eu le culot d’écrire Nous répugne. N’oubliez pas, madame, reine que vous êtes, que Nous sommes Roi de Morvan, par la seule grâce de Dieu, et que ordonné par lui, Nous ne tolérons pas de telles familiarités à Notre égard. C’est tout bonnement une honte de s’adresser ainsi à un souverain étranger ! A aucun moment Nous n’avons fait preuve de vulgarité à votre encontre. Il est possible que de telles manières de s’exprimer soient courantes en Francie, dans ce cas, Nous le déplorons madame, et peut-être accepterez vous l’aide d’un professeur du collège de Morvan, afin de vous enseigner comment écrire une lettre convenable à un monarque étranger.
Concernant la réponse de monsieur de Rovérée et votre seconde lettre, il Nous semble que vos réactions sont excessives. En aucun cas Notre ministre des Affaires Étrangères, n’a souhaité vous offusquer. Croyez bien qu’il aura juste était surpris par votre incursion dans les affaires courantes de son ministère. La lecture de cette lettre par Votre Majesté est, en elle-même déjà, un acte abject...
Si, Votre Majesté souhaite quitter Notre royaume, qu’elle le fasse ; Nous trouvons cela-dit cela fort dommage, un si long voyage pour un résultat si médiocre, pour ne pas dire nul. Nous vous invitons à outrepasser votre mauvais sentiment sur le Morvan, afin, au moins, de Nous exposer les raisons de votre visite en Notre bien-aimé pays. Ne croyais pas que Nous vous retenons, en aucun cas, Votre Majesté est parfaitement libre de ses faits et gestes sur Nos terres, Nous vous l’assurons.
Dans l’espoir que Nous trouvions une autre solution que l’impasse, veuillez recevoir, Majesté, l’expression de Nos royales salutations.

Sa Majesté le Roi- Fondateur

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Localisation: Palais Saint-Séraphin ; Mérillac
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