[Acte I] Bienvenue mademoiselle la comtesse
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[Acte I] Bienvenue mademoiselle la comtesse
La comtesse de Buda venait d’arriver à l’instant dans la capitale morvandoise, la jeune fille était déjà sous le charme de Rouvray. Par ce splendide mois de juillet, la capitale rayonnait, la ville était encore entourée par des bois, elle était constituée de nombreux parcs, ce qui rendait la vie ici très agréable. En effet, Rouvray était loin de l’immensité des villes belondaures, et leur chaos ambiant. La jeune comtesse semblait fort excitée à l’idée d’avoir enfin touché au but, enfin, le Morvan, et l’assurance d’une vie sauve. Le royaume de Morvan jouissait d’un prestige très grand en Maisne, bien que depuis la guerre contre l’Avaricum, l’image du royaume des Autricum c’était quelque peu ternie… Mais la réputation de Rouvray n’avait elle pas changé : « Rouvray est la ville du bonheur, il y fait bon vivre » disait-on. C’est donc avec surprise que la jeune fille apprit que Rouvray était en proie à des agitations ces derniers temps. La demoiselle malgré cette excitation apparente semblait tourmentée.
Éléonore de Nuelle – dite la comtesse de Buda, on ne sait trop pourquoi… – vivait, il y a encore quelques mois à peine, paisiblement en Maisne. Jeune fille de la haute aristocratie maisnoise, elle avait naturellement une vie de cour brillante, malgré son jeune âge – elle avait dix-neuf ans –, à la cour du Roi de Maisne, elle avait fait ces preuves. Ce n’était que des prémices ; car la jeune fille fut introduite par son père dans cette cour où elle ne devait pas rester plus de sept semaines.
En effet, son père, Eustache de Nuelle, grand seigneur maisnois, était un courtisan célèbre en Maisne, proche du Roi, et membre de son conseil, c’était une figure majeure et un homme d’influence. C’était d’ailleurs lui qui avait tout fait pour empêcher la guerre avec l’Avaricum. Il était l’un des rares conseillers du Roi à s’opposer farouchement à une guerre contre le Saint-Empire ; pour faire simple, son influence sur le monarque maisnois était telle, qu’à lui seul, il occultait toute perspective de guerre. Mais au conseil, cela lui vouait la jalousie, et l’inimitié des autres grands seigneurs, qui voulaient absolument cette guerre. Un homme se porta à la tête de cette contestation, le cousin du Roi, Ferdinand de Maisne-Nallet. Le prince de Nallet, décida donc de se débarrassé du seul obstacle à la guerre, et d’un adversaire trop gênant : Eustache de Nuelle fut rapidement assassiné, et devant l’incapacité du Roi à gouverner seul – certains le prétendaient fou, mais à la vérité, Louis de Maisne détestait gérer les affaires de l’État, il préférait la musique, ou l’architecture – Ferdinand de Maisne-Nallet prit le contrôle du conseil du Roi.
Très vite, l’hostilité à la famille de Nuelle fut visible à la cour, dépourvu de leur seul appui – le duc de Nuelle -, les Nuelle commencèrent à faire tâche dans le décor. Le frère cadet de feu le père d’Éléonore, secrétaire d’État, fut arrêté pour détournement des biens de la Couronne, ce qui était grotesque. Sans pouvoir, ayant presque faillit se faire violer, Éléonore avait quitté la cour précipitamment pour se rendre dans un des châteaux de feu son père, à la campagne, loin de la cour et de ses nouveaux dangers. Le frère d’Éléonore, décida lui de rester à la cour, mais quelques jours après le départ de sa sœur, il fut arrêté. Le prince de Nallet, voulait par se geste, inciter Éléonore à revenir à la cour pour le supplier de libérer son frère. Le prince de Nallet avait toujours aimé la jeune fille, il voulait qu’elle consente à l’épouser.
Lorsque la jeune fille apprit que ce n’était là qu’un piège pour lui forcer la main, elle fut outrée. Horrifiée par cette perspective, la jeune fille avait jugé plus prudent de fuir en Morvan, où elle serait en sécurité. Et elle était arrivée en Morvan comme elle était partie : avec rien, ou si peu, puisqu’elle n’avait que trois malles, où s’entassaient des vêtements et les objets les plus précieux qu’elle avait pu trouver. Éléonore était encore jeune, mais elle avait parfaitement conscience de faire preuve de lâcheté, elle laissait son frère entre les mains d’un tyran. Mais elle se jura de tout faire pour lui sauver la vie, si toutes fois, on daignait la lui conserver…
Éléonore de Nuelle – dite la comtesse de Buda, on ne sait trop pourquoi… – vivait, il y a encore quelques mois à peine, paisiblement en Maisne. Jeune fille de la haute aristocratie maisnoise, elle avait naturellement une vie de cour brillante, malgré son jeune âge – elle avait dix-neuf ans –, à la cour du Roi de Maisne, elle avait fait ces preuves. Ce n’était que des prémices ; car la jeune fille fut introduite par son père dans cette cour où elle ne devait pas rester plus de sept semaines.
En effet, son père, Eustache de Nuelle, grand seigneur maisnois, était un courtisan célèbre en Maisne, proche du Roi, et membre de son conseil, c’était une figure majeure et un homme d’influence. C’était d’ailleurs lui qui avait tout fait pour empêcher la guerre avec l’Avaricum. Il était l’un des rares conseillers du Roi à s’opposer farouchement à une guerre contre le Saint-Empire ; pour faire simple, son influence sur le monarque maisnois était telle, qu’à lui seul, il occultait toute perspective de guerre. Mais au conseil, cela lui vouait la jalousie, et l’inimitié des autres grands seigneurs, qui voulaient absolument cette guerre. Un homme se porta à la tête de cette contestation, le cousin du Roi, Ferdinand de Maisne-Nallet. Le prince de Nallet, décida donc de se débarrassé du seul obstacle à la guerre, et d’un adversaire trop gênant : Eustache de Nuelle fut rapidement assassiné, et devant l’incapacité du Roi à gouverner seul – certains le prétendaient fou, mais à la vérité, Louis de Maisne détestait gérer les affaires de l’État, il préférait la musique, ou l’architecture – Ferdinand de Maisne-Nallet prit le contrôle du conseil du Roi.
Très vite, l’hostilité à la famille de Nuelle fut visible à la cour, dépourvu de leur seul appui – le duc de Nuelle -, les Nuelle commencèrent à faire tâche dans le décor. Le frère cadet de feu le père d’Éléonore, secrétaire d’État, fut arrêté pour détournement des biens de la Couronne, ce qui était grotesque. Sans pouvoir, ayant presque faillit se faire violer, Éléonore avait quitté la cour précipitamment pour se rendre dans un des châteaux de feu son père, à la campagne, loin de la cour et de ses nouveaux dangers. Le frère d’Éléonore, décida lui de rester à la cour, mais quelques jours après le départ de sa sœur, il fut arrêté. Le prince de Nallet, voulait par se geste, inciter Éléonore à revenir à la cour pour le supplier de libérer son frère. Le prince de Nallet avait toujours aimé la jeune fille, il voulait qu’elle consente à l’épouser.
Lorsque la jeune fille apprit que ce n’était là qu’un piège pour lui forcer la main, elle fut outrée. Horrifiée par cette perspective, la jeune fille avait jugé plus prudent de fuir en Morvan, où elle serait en sécurité. Et elle était arrivée en Morvan comme elle était partie : avec rien, ou si peu, puisqu’elle n’avait que trois malles, où s’entassaient des vêtements et les objets les plus précieux qu’elle avait pu trouver. Éléonore était encore jeune, mais elle avait parfaitement conscience de faire preuve de lâcheté, elle laissait son frère entre les mains d’un tyran. Mais elle se jura de tout faire pour lui sauver la vie, si toutes fois, on daignait la lui conserver…

Éléonore de Buda- Utilisateur

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